Articles dans la rubrique Technologies

Retour sur les nouvelles technologies, dans le monde du web ou de l’électronique.

Facebook et ses fluxs

Facebook, c’est le mal

Avec un tel titre, je suppose que vous avez (enfin) compris ce que je pense de Facebook. Alors oui, j’y suis toujours et je m’en sers plus qu’il ne le faudrait. Je tiens d’abord a préciser que je ne vous dois aucune justification (na!).
Mais pour résumer le pourquoi du comment je suis toujours sur Facebook :

  • Je veux garder le contrôle de mes informations et pouvoir les éditer. Si je supprime mon compte, je perds ce pouvoir en laissant des informations personnelles entre les mains de Facebook
  • A cause de ma formation, je dois être sur les réseaux sociaux
  • C’est un outils de communication utilisé par mon école, en plus des mails
  • Ca me permet de respecter une certaine convention sociale qui veut que « Facebook c’est cool ». Pauvre péon.

Facebook, toi aussi devient agent de la DST !

Facebook c’est donc le mal. Et ce n’était rien avant toutes ces mises à jours qui me surprennent par tant d’intrusion et de flicage !
Voila que maintenant Facebook te permet de suivre des gens sans leur accord. Le principe rappel celui de Twitter a la différence que Twitter à toujours eu ce côté « publique » que n’avait pas Facebook. Après tout, vous n’étiez pas « entre amis » sur Twitter.
Pour simplifier :
Facebook c’est votre salon, vous y invitez vos amis et vous vous marrez.
Twitter c’est le bar au coin de la rue, vous y retrouvez vos amis, vous vous marrez, mais vous côtoyez aussi plein d’autres gens plus ou moins inconnus.

A ce phénomène de « follow », est venu se greffer un écran de surveillance vous permettant d’épier en direct ce que font vos amis. Dans le genre voyeurisme, on fait très fort !
Fenêtre Facebook après les mises à jour de septembre 2011

J’ai pas signer pour être agent secret, je fais comment pour supprimer ça ?!

Rassures toi l’ami, je vais t’expliquer brièvement comment faire. Tu as deux solutions :
1. Tu aimes faire du travail sale, lent, et peu efficace ? Alors fais comme ceci :
Tu survoles le nom de tes amis un par un au fil de leur publication, et tu attends qu’un menu apparaisse pour sélectionner « Se désabonner ».

2. Tu as le temps ? Tu aimes le travail précis et efficace ?
Alors rends toi sur ta page de profil, et va dans l’onglet « Abonnement » (subscriptions), et tu auras la liste complète de tes amis pour choisir qui tu veux suivre, ou non.

Attention au piège !

Car Facebook est fourbe ! En te désabonnant de tes amis, tu gagnes l’absence de surveillance nouvellement implanté (que je trouve vraiment malsaine.), mais tu perds… Ton flux de nouveauté ! MAIS WTF !
Car oui, les deux sont liés, et je l’ai découvert a mes dépends a l’instant, après m’être désabonner de TOUS mes contacts (parce que je suis un mec comme ça moi, entier).
Je confirmerai cette information demain dans la journée, car après tout il est 2h13 et rares sont mes contacts à publier à une heure aussi tardive (bande de poule.)

Nouvelle infographie sur les changements de Facebook

(merci a United Geekdom Of GNU/Linux)
Infographie : Facebook new facelift

Et pendant ce temps sur Diaspora…

Et bah je m’amuse !
J’ai l’impression que Facebook a fait sauter l’outil de connexion Diaspora->Facebook. Sympa.
Avec mes 12 contacts (waaa), je m’amuse à regarder des gifs (parce que c’est la classe) tout en imaginant ce qui sera possible avec ce réseau si le lancement est réussi !
La 1ère application (Cubbi.es) est vraiment sympa, et je vous la recommande chaudement si vous utilisez Firefox, même sans Diaspora !

Rappel :

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Diaspora* : Ca avance !

Réseaux sociaux ? Rapide présentation des principaux

  1. Facebook
  2. Twitter
  3. Diaspora
  4. Aller plus loin avec Diaspora

Facebook

Si vous ne connaissez pas Facebook, c’est que vous venez de faire un saut temporel de plusieurs années. Facebook est sans aucun doute LE plus gros réseau social mondial à l’heure actuelle. Créé par Mark Zuckerberg il y a maintenant quelques années, ce réseau vous permet de partager vos pensées, vos photos, d’organiser vos événements très simplement. Avec toujours plus d’inscrit, c’est lui qui a rénover l’idée de réseau social en écrasant littéralement la concurrence (La puissance de Myspace n’est plus qu’un souvenir).

Facebook Timeline

Principe :

Vous avez un compte/profil/page que vous paramétrez comme bon vous semble (qui peut lire quoi, etc.).
Vous avez des amis. Ces amis sont acceptés via un système d’invitation :
Vous pouvez invité ou être invité par n’importe qui.
Celui qui est invité a ensuite le choix d’accepter ou de refuser cette invitation.
Si l’invitation est validée, alors toutes vos données ainsi que les siennes (ou pas, selon si vous avez paramétrez des groupes etc.) sont accessible.

Principaux défauts :

  • Une pub de plus en plus présente sur ce réseau.
  • Une gestion opaque des informations des inscrits.
  • Un anonymat de plus en plus mal toléré par Facebook.
  • Une centralisation des informations. Danger pour la sécurité des informations
  • Traçage des utilisateurs sur le Web mondial [Bouton Like]

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Twitter

Principe :

Twitter est a l’heure actuelle, mon réseau préféré. Le système est différent de Facebook, ce qui explique sa longévité. Un Facebook-like n’aurait aucune chance de survie.
Vous avez un profil succinct qui ne regroupe que peu d’information et qui est publique.
Les messages sont appelé Tweet (gazouillis en français).
Vous vous devez d’être bref dans vos tweets :
En effet, le format adopté par Twitter est celui des micro-messages –> Pas plus de 140caractères par message.
Cette limitation est en partie à l’origine du démarrage assez lent de ce réseau en France, le français étant une langue plus verbeuse que l’anglais ou le japonais.
Cette limite vous force à être concis, et permet un confort de lecture évident quand vous avez 300messages à lire.
Les messages des gens que vous suivez apparaissent sur la timeline.
Vous pouvez citer des gens dans vos tweets, ou envoyer des messages privés.

Timeline Twitter

Ici, pas d’ami ! Vous êtes libre de suivre (follow en anglais, d’où le terme follower pour parler de ceux qui vous suivent) qui vous voulez, cette personne n’aura pas tellement son mot à dire (encore qu’elle puisse vous bannir).
Le tutoiement semble naturel sur ce réseau, ce qui peux choquer les amoureux de l’étiquette. Surtout qu’il y est très facile d’envoyer un message à un journaliste, ou homme/femme politique (Laure de la Raudière (UMP), Lionel Tardy (UMP) par exemple) présent sur le réseau.

Les Hashtags sont très présent sur ce réseau. Ils permettent de mettre des mots clés dans vos tweets, de créer des filtres de recherche, de participer à des conversations en cours etc.

Principaux défauts :

  • Peu évident à prendre en main au début
  • Trouver les (bonnes) personnes à suivre prend un peu de temps, ce qui peut freiner la découverte de ce réseau

Petite précision : Il est possible de créer un profil privé, et de valider les gens qui vous suivent sur Twitter. Cependant, j’estime que cela ne correspond pas à l’idée de ce réseau. Si vous avez décider de tout verrouillé, je pense que vous avez mal évalué vos « besoins » et qu’un autre réseau social vous correspondrait mieux.

Google+

Un petit nouveau !

Google+ est le plus récent des « gros » réseaux sociaux. Lancé par Google (pas très dur a deviner ca) au début de l’été 2011, il repose sur un système de cercle d’ami.
Je ne parlerai pas trop de ce réseau car je ne l’ai pas testé. La politique de Google en terme de vie privée et d’anonymat étant à l’opposé de mes convictions. En effet, oubliez tout pseudo pour utiliser ce réseau. Maitre_Eolas avait eu son compte gelé en raison de ce pseudo, il avait réussi a récupérer son compte en changeant de nom.
Si Julien me lit, et que tu veux présenter ce réseau, n’hésite pas ! Je te laisserai un coin d’article !

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Et Diaspora* alors ?

Ah comme je l’ai attendu ce réseau ! Des mois qu’on en parle, que le projet se développe tranquillement et que j’attends de pouvoir le tester !
Ce projet est né en réaction a Facebook. Facebook étant devenu un formidable moyen de créer des fiches pour les RG bénévolement, et un nirvana pour les marketeux en tout poil, des gens se sont dit « Et si on créait le notre, sans tout ca ? ». L’idée de Diaspora était née.

Diaspora, késako ?

Diaspora* repose sur un environnement open-source, décentralisé (ou plutot acentré pour le moment), anonyme (si vous le souhaitez).
Alors, j’ai dit plus haut que quiconque ferait un Facebook-like serait voué a disparaitre, mais je pense que Diaspora* a suffisamment de différence pour s’en sortir.
Le réseau est encore en version Alpha (rappel : version Alpha -> version Beta –> version RC –> Tadaaa c’est prêt), et de nombreuses fonctionnalités sont encore a venir.

Timeline d'un compte Diaspora

Diaspora* est décentralisé, c’est a dire qu’il ne repose pas sur un serveur central ou sont stockées toutes les informations. Idéalement, tout le monde devrait héberger ses informations sur son serveur. Mais tout le monde n’a pas de serveur ou les compétences pour le faire (ah ah noobs), donc dans les faits on va se retrouver avec de nombreux serveurs, appelé pod ou seront stockées nos informations.
Vous avez bien entendu accès aux utilisateurs présents sur d’autres pods.
Par contre, pour le moment vous ne pouvez pas changer de pod en gardant vos données. Plus tard cette fonctionnalité sera présente.

Via Diaspora* vous avez accès aux autres réseaux sociaux. Par exemple, depuis mon compte Diaspora* je peux publier sur Facebook et Twitter. La gestion de l’envoi des messages est d’ailleurs très instinctive et bien pensée !

Présentation des outils pour poster un message sur Diaspora, Fb, Twitter

Changement intéressant par rapport aux autres réseaux sociaux :
Vous ne pouvez pas « inviter » comme sur Facebook. De même qu’un lien « ami » peut être unilatéral. En fait, on se retrouve avec un mix de Twitter et Facebook :
Vous pouvez offrir l’accès a vos publications aux gens que vous autorisez, mais cela ne veut pas dire que vous aurez accès aux leurs. En fait, quoi qu’il arrive vous gardez le contrôle de qui peut voir vos publications. J’aime bien !

Dernier point que je souhaite souligner, vous ne perdez pas les droits sur vos publications.
Sur Facebook (par exemple), quand vous publiez une photo, vous perdez vos droits dessus. Pas cool.

Si vous souhaitez tester (et je vous y invite fortement), voici quelques liens pour aller plus loin :

Pour ma part, je suis sur le pod diasp.org/

Bisous.

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History of Internet

Origine de l’Internet

Mais d’ou vient Internet ? Cette vidéo vous présente l’origine du réseau devenue indispensable a nos vies, occupant une place centrale dans la plupart de nos actions (ce qui est paradoxale pour un réseau décentralisé, ironie du sort ?)
La vidéo est en anglais non sous titré, donc bon courage pour les non anglophones. Cela dit, les dessins permettent d’en comprendre une bonne partie

Origin of the Internet

Where comes Internet ? This video shows you the origin of this network, who became indispensable in our lifes, and taking a central place in the most of our actions (that’s paradoxal for a un-centralised network… fate’s irony?)

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[A lire!] Génération mutante

Regard d’un « ancien » sur notre monde actuel

Michel Serres, un casque Mp3 sur les oreilles

Je vais être direct avec vous, si il y a bien quelque chose à lire en ce début de mois, c’est cet article/interview paru dans Libération.
Oubliez vos magasines de modes, de technologies, de jeux vidéos pendant un court instant et lisez ce qui suit.

Lorsque je l’ai lu, j’ai eu cette impression qui dit « Ok, lui il a compris. C’est un bon ».
Lui, c’est Michel Serres, un philosophe et historien (des sciences) de 80ans et des bananes.

L’article original est disponible sur le site de libération, je le copie ici pour être sur qu’il soit accessible (j’ai horreur des contenus qui disparaissent sur le Web.

Copie de l’article original

Paru sur Liberation, samedi 3 septembre, dans la rubrique Culture. Publié par PASCALE NIVELLELien vers l’article

Culture Samedi dernier à 0h00
Petite Poucette, la génération mutante

Philosophe et historien des sciences, Michel Serres réclame l’indulgence pour les jeunes, obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies.
53 commentaires

Par PASCALE NIVELLE
Michel Serres, mars 2010. (AFP)

Michel Serres, diplômé de l’Ecole navale et de Normale Sup, a visité le monde avant de l’expliquer à des générations d’étudiants. Historien des sciences et agrégé de philosophie, ancien compagnon de Michel Foucault, avec qui il a créé le Centre universitaire expérimental de Vincennes en 1968, il a suivi René Girard aux Etats-Unis, où il enseigne toujours, à plus de 80 ans. Ce prof baroudeur, académicien pas tout à fait comme les autres, scrute les transformations du monde et des hommes de son œil bleu et bienveillant. Son sujet de prédilection : la jeune génération, qui grandit dans un monde bouleversé, en proie à des changements comparables à ceux de la fin de l’Antiquité. La planète change, ils changent aussi, ont tout à réinventer. «Soyons indulgents avec eux, ce sont des mutants», implore Michel Serres, par ailleurs sévère sur sa génération et la suivante, qui laisseront les sociétés occidentales en friche. Entretien.

Vous annoncez qu’un «nouvel humain» est né. Qui est-il ?

Je le baptise Petite Poucette, pour sa capacité à envoyer des SMS avec son pouce. C’est l’écolier, l’étudiante d’aujourd’hui, qui vivent un tsunami tant le monde change autour d’eux. Nous connaissons actuellement une période d’immense basculement, comparable à la fin de l’Empire romain ou de la Renaissance.

Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. La troisième est le passage de l’imprimé aux nouvelles technologies, tout aussi majeure. Chacune de ces révolutions s’est accompagnée de mutations politiques et sociales : lors du passage de l’oral à l’écrit s’est inventée la pédagogie, par exemple. Ce sont des périodes de crise aussi, comme celle que nous vivons aujourd’hui. La finance, la politique, l’école, l’Eglise… Citez-moi un domaine qui ne soit pas en crise ! Il n’y en a pas. Et tout repose sur la tête de Petite Poucette, car les institutions, complètement dépassées, ne suivent plus. Elle doit s’adapter à toute allure, beaucoup plus vite que ses parents et ses grands-parents. C’est une métamorphose !

Cette mutation, quand a-t-elle commencé ?

Pour moi, le grand tournant se situe dans les années 1965-1975, avec la coupure paysanne, quand la nature, notre mère, est devenue notre fille. En 1900, 70% de la population française travaillait la terre, ils ne sont plus que 1% aujourd’hui. L’espace vital a changé, et avec lui «l’être au monde», que les philosophes allemands comme Heidegger pensaient immuable. La campagne, lieu de dur travail, est devenue un lieu de vacances. Petite Poucette ne connaît que la nature arcadienne, c’est pour elle un terrain de loisirs et de tourisme dont elle doit se préoccuper. L’avenir de la planète, de l’environnement, du réchauffement climatique… tout est bousculé, menacé.

Prenons l’exemple du langage, toujours révélateur de la culture : il n’y a pas si longtemps, un candidat au concours de l’Ecole normale était interrogé sur un texte du XIXe siècle qui parlait de moissons et de labourage. Le malheureux ignorait tout le vocabulaire ! Nous ne pouvions pas le sanctionner, c’était un Petit Poucet qui ne connaissait que la ville. Mais ce n’est pas pour ça qu’il était moins bon que ceux des générations précédentes. Nous avons dû nous questionner sur ce qu’étaient le savoir et la transmission.

C’est la grande question, pour les parents et les enseignants : que transmettre entre générations ?

Déjà, Petit Poucet et Petite Poucette ne parlent plus ma langue. La leur est plus riche, je le constate à l’Académie française où, depuis Richelieu, on publie à peu près tous les quarante ans le dictionnaire de la langue française. Au siècle précédent, la différence entre deux éditions s’établissait à 4 000 ou 5 000 mots. Entre la plus récente et la prochaine, elle sera d’environ 30 000 mots. A ce rythme, nos successeurs seront très vite aussi loin de nous que nous le sommes du vieux français !

Cela vaut pour tous les domaines. A la génération précédente, un professeur de sciences à la Sorbonne transmettait presque 70% de ce qu’il avait appris sur les mêmes bancs vingt ou trente ans plus tôt. Elèves et enseignants vivaient dans le même monde. Aujourd’hui, 80% de ce qu’a appris ce professeur est obsolète. Et même pour les 20% qui restent, le professeur n’est plus indispensable, car on peut tout savoir sans sortir de chez soi ! Pour ma part, je trouve cela miraculeux. Quand j’ai un vers latin dans la tête, je tape quelques mots et tout arrive : le poème, l’Enéide, le livre IV… Imaginez le temps qu’il faudrait pour retrouver tout cela dans les livres ! Je ne mets plus les pieds en bibliothèque. L’université vit une crise terrible, car le savoir, accessible partout et immédiatement, n’a plus le même statut. Et donc les relations entre élèves et enseignants ont changé. Mais personnellement, cela ne m’inquiète pas. Car j’ai compris avec le temps, en quarante ans d’enseignement, qu’on ne transmet pas quelque chose, mais soi. C’est le seul conseil que je suis en mesure de donner à mes successeurs et même aux parents : soyez vous-mêmes ! Mais ce n’est pas facile d’être soi-même.

Vous dites que les institutions sont désuètes ?

Souvenez-vous de Domenech qui a échoué lamentablement à entraîner l’équipe de France pour le Mondial de foot. Il ne faut pas lui en vouloir. Il n’y a plus un prof, plus un chef de parti, plus un pape qui sache faire une équipe ! Domenech est en avance sur son temps ! Il faudrait de profondes réformes dans toutes les institutions, mais le problème, c’est que ceux qui les diligentent traînent encore dans la transition, formés par des modèles depuis longtemps évanouis.

Un exemple : on a construit la Grande Bibliothèque au moment où l’on inventait Internet ! Ces grandes tours sur la Seine me font penser à l’observatoire qu’avaient fait construire les maharajahs à côté de Delhi, alors que Galilée, exactement à la même époque, mettait au point la lunette astronomique. Aujourd’hui, il n’y a que des singes dans l’observatoire indien. Un jour, il n’y aura plus que des singes à la Grande Bibliothèque. Quant à la politique, c’est un grand chantier : il n’y a plus de partis, sinon des machines à faire élire des présidents, et même plus d’idéaux. Au XIXe siècle, on a inventé 1 000 systèmes politiques, des marxistes aux utopistes. Et puis plus rien, c’est bizarre non ? Il est vrai que ces systèmes ont engendré 150 millions de morts, entre le communisme, la Shoah et la bombe atomique, chose que Petite Poucette ne connaîtra pas, et tant mieux pour elle. Je pense profondément que le monde d’aujourd’hui, pour nous, Occidentaux, est meilleur. Mais la politique, on le voit, n’offre plus aucune réponse, elle est fermée pour cause d’inventaire. Ceci dit, moi non plus, je n’ai pas de réponses. Si je les avais, je serais un grand philosophe.

La seule façon d’aborder les conséquences de tous ces changements, c’est de suspendre son jugement. Les idéalistes voient un progrès, les grognons, une catastrophe. Pour moi, ce n’est ni bien ni mal, ni un progrès ni une catastrophe, c’est la réalité et il faut faire avec. Mais nous, adultes, sommes responsables de l’être nouveau dont je parle, et si je devais le faire, le portrait que je tracerais des adultes ne serait pas flatteur. Petite Poucette, il faut lui accorder beaucoup de bienveillance, car elle entre dans l’ère de l’individu, seul au monde. Pour moi, la solitude est la photographie du monde moderne, pourtant surpeuplé.

Les appartenances culturelles n’ont-elles pas pris de l’importance ?

Pendant des siècles, nous avons vécu d’appartenances, et c’est ce qui a provoqué bien des catastrophes. Nous étions gascons ou picards, catholiques ou juifs, riches ou pauvres, hommes ou femmes. Nous appartenions à une paroisse, une patrie, un sexe… En France, tous ces collectifs ont explosé, même si on voit apparaître des appartenances de quartier, des communautés autour du sport. Mais cela ne constitue pas les gens. Je suis fan de rugby et j’adore mon club d’Agen, mais cela reste du folklore, l’occasion de boire de bons coups avec de vrais amis… Quant aux intégrismes, religieux ou nationalistes, je les apparente aux dinosaures. Ma Petite Poucette a des amis musulmans, sud-américains, chinois, elle les fréquente en classe et sur Facebook, chez elle, partout dans le vaste monde. Pendant combien de temps lui fera-t-on encore chanter «qu’un sang impur abreuve nos sillons» ?

Que répondez-vous à ceux qui s’inquiètent de voir évoluer les jeunes dans l’univers virtuel des nouvelles technologies ?

Sur ce plan, Petite Poucette n’a rien à inventer, le virtuel est vieux comme le monde ! Ulysse et Don Quichotte étaient virtuels. Madame Bovary faisait l’amour virtuellement, et beaucoup mieux peut-être que la majorité de ses contemporains. Les nouvelles technologies ont accéléré le virtuel mais ne l’ont en aucun cas créé. La vraie nouveauté, c’est l’accès universel aux personnes avec Facebook, aux lieux avec le GPS et Google Earth, aux savoirs avec Wikipédia. Rendez-vous compte que la planète, l’humanité, la culture sont à la portée de chacun, quel progrès immense ! Nous habitons un nouvel espace… La Nouvelle-Zélande est ici, dans mon iPhone ! J’en suis encore tout ébloui !

Ce que l’on sait avec certitude, c’est que les nouvelles technologies n’activent pas les mêmes régions du cerveau que les livres. Il évolue, de la même façon qu’il avait révélé des capacités nouvelles lorsqu’on est passé de l’oral à l’écrit. Que foutaient nos neurones avant l’invention de l’écriture ? Les facultés cognitives et imaginatives ne sont pas stables chez l’homme, et c’est très intéressant. C’est en tout cas ma réponse aux vieux grognons qui accusent Petite Poucette de ne plus avoir de mémoire, ni d’esprit de synthèse. Ils jugent avec les facultés cognitives qui sont les leurs, sans admettre que le cerveau évolue physiquement.

L’espace, le travail, le savoir, la culture ont changé. Et le corps ?

Petite Poucette n’aura pas faim, pas soif, pas froid, sans doute jamais mal, ni même peur de la guerre sous nos latitudes. Et elle vivra cent ans. Comment peut-elle ressembler à ses ancêtres ? Ma génération a été formée pour la souffrance. La morale judéo-chrétienne, qu’on qualifie à tort de doloriste, nous préparait tout simplement à supporter la douleur, qui était inévitable et quotidienne. C’était ainsi depuis Epicure et les Stoïciens.

Savez-vous que Louis XIV, un homme pas ordinaire, a hurlé de douleur tous les jours de sa vie ? Il souffrait d’une fistule anale, qui n’a été opérée qu’au bout de trente ans. Son chirurgien s’est entraîné sur plus de 100 paysans avant… Aujourd’hui, c’est un coup de bistouri et huit jours d’antibiotiques. Je suis le dernier client de mon dentiste qui refuse les anesthésies, il n’en revient pas ! Ne plus souffrir, c’est un changement extraordinaire. Et puis, on est beaucoup plus beau aujourd’hui. Quand j’étais petit, les paysans étaient tous édentés à 50 ans ! Et pourquoi croyez-vous que nos aïeux faisaient l’amour habillés, dans le noir ? La morale, le puritanisme ? Rigolade ! Ils étaient horribles, tout simplement. Les corps couverts de pustules, de cicatrices, de boutons, ça ne pouvait pas faire envie. La fraise, cette collerette que portaient les nobles, servait à cacher les glandes qui éclataient à cause de la petite vérole ! Petite Poucette est jolie, elle peut se mettre toute nue, et son copain aussi. Quand on la prend en photo, elle dit «cheese», alors que ses arrière-grands-mères murmuraient «petite pomme d’api» pour cacher leurs dents gâtées.

Ce sont des anecdotes révélatrices. Car c’était au nom de la pudeur, et donc de la religion et de la morale, qu’on se cachait. Tout cela n’a plus cours. Je crois aussi que le fait d’être «choisi» lorsqu’on naît, à cause de la contraception, de l’avortement, est capital dans ce nouvel état du corps. Nous naissions à l’aveuglette et dans la douleur, eux sont attendus et entourés de mille soins. Cela ne produit pas les mêmes adultes.

L’individu nouveau a une très longue vie devant lui, cela change aussi la façon d’appréhender l’existence…

Une longue vie devant et aussi derrière lui. L’homme le plus cultivé du monde des générations précédentes, l’uomo di cultura, avait 10 000 ans de culture, plus un peu de préhistoire. Petite Poucette a derrière elle 15 milliards d’années, du big bang à l’homo sapiens, le Grand Récit n’est plus le même ! Et on est entrés dans l’ère de l’anthropocène et de l’hominescence, l’homme étant devenu l’acteur majeur du climat, des grands cycles de la nature. Savez-vous que la communauté humaine, aujourd’hui, produit autant de déchets que la Terre émet de sédiments par érosion naturelle. C’est vertigineux, non ? Je suis étonné que les philosophes d’aujourd’hui, surtout préoccupés par l’actualité et la politique, ne s’intéressent pas à ce bilan global. C’est pourtant le grand défi de l’Occident, s’adapter au monde qu’il a créé. Un beau sujet philosophique.

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Défi : Internet coupé dès 20h

Couper Internet a partir de 20h, et pendant un mois

Certes, proposer ce défi à un quinquagénaire et il vous rigolera au nez tellement ca lui paraitra simple.
Proposer ce même défi a un mome, il aura l’impression d’être puni.
Et enfin, proposer cette idée à un (gentil) geek/Internet addict/Moi et il n’y verra qu’une nouvelle invention de l’Homme pour nuire à son prochain.

Cependant, je vais tenter l’expérience !
Pour plusieurs raisons :

  • J’ai un bouquin à finir, et je n’y arriverai jamais en restant scotché à Tweeter & cie. (En plus le livre est très bien, et il n’est pas traduit, ce qui me fait bosser mon anglais, et réduit considérablement mes dépenses en livre)
  • Je suis encore en vacances, donc je n’ai pas besoin de bosser tard le soir
  • Je suis encore en vacances, donc j’ai tendance a passer encore plus de temps sur Internet [Couper Internet a 20h quand on est pas relié a Internet etc. C'est un peu trop simple...]
  • Pour la SCIENCE !
  • Et enfin, pour rigoler [oui c'est un peu bizarre, je sais...]

J’ai commencé l’expérience hier soir, et pour preuve : je n’ai fini cet article que cet après midi. Etant en vadrouille hier, je n’avais pas eu le temps de le finir avant 20h.
Pour l’instant je tiens le coup, et j’ai avancé dans mon livre, donc je suis ravi

PS : Certains jeux vidéo requiert une connexion Internet [DRM, protection, ...], comme Assassin’s Creed 2 : Brotherhood.
Or, quand je ne suis pas sur Internet, j’ai tendance a jouer. Pour ne pas fausser les résultats, je joue exclusivement hors ligne.

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[Iphone] Eviter les aperçu SMS

*Sonnerie SMS*
Et la, c’est le drame. Vous n’êtes pas seul, vous êtes même cerné et vous SAVEZ que le texto qui vient d’arrivé est, sinon gênant, au moins d’ordre privé.
Car il faut bien le reconnaître, si l’aperçu des messages sur l’écran verrouillé peut être agréable, il peut devenir franchement embarassant.

Alors, comment désactiver l’aperçu des messages iPhone ?

Je vous rassure, c’est très simple pour peu que l’on sache ou chercher;
Il suffit de se rendre dans les paramètres du téléphone, onglet « Messages » et de désactiver la 1ère ligne « Afficher un aperçu »
Et voila, vous pourrez donc vous pourrez lire vos sms sans que le début du message s’affiche aux yeux de tous.
C’est pas grand chose, c’est ultra simple a faire et défaire, donc à utiliser sans modération :)
Affichage du menu "message" de l'Iphone

Thanks to/Merci à lifehacker.com

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[Tutoriel-Rappel] Un bon mot de passe ?

Se faire pirater un compte, c’est arrivé a beaucoup d’entre nous (STEAM de mon côté, et ce n’était plus vraiment mon compte, mais chut!) et c’est souvent frustrant. Alors comment faire pour réduire les chances de se faire piquer son compte par un petit kévin ? Il existe des règles simples pour construire un mot de passe robuste, et en voici un bref rappel.

Un mot de passe robuste ?

Pour créer un mot de passe résistant il faut que celui-ci contiennent plusieurs éléments, le plus possible de la liste ci-dessous :

  • Caractères alpha-numérique (a-z/A-Z/0-9)
  • Caractères spéciaux ( /& »#%*$) //L’espace est un caractère
  • On ÉVITE les accents (pour le cas ou serait obligé de passer par un clavier qwerty)
  • J’ajouterai aussi qu’un mot de passe ne doit pas pouvoir être deviné par quelqu’un vous connaissant. On oubli donc les dates, les noms, etc.
  • Un mot de passe ne doit PAS être une suite logique (azerty, 123456, …)
  • Ce ne doit pas être un mot (« rhinocéros » n’est pas un mot de passe robuste)
  • Idéalement, un mot de passe est unique. Un site = Un mot de passe

(Lire la suite…)

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Internet est mort, vive Internet

Internet est mort, merci l’Europe

C’est officiel, Internet comme nous l’avons toujours connu va mourir. La Neutralité du Net ne sera plus qu’un lointain et agréable souvenir. Les ayants droits, et les F.A.I ont vaincu grâce à nos très compétent euro-députés.

Il y a Internet, et Internet par Orange

Après tout, il aurait été étonnant que le résultat soit différent. A quoi peut on s’attendre quand pour débattre d’un sujet on décide d’inviter qu’un seul côté ? Un peu comme si lors de négociation commercial, vous n’invitiez que le vendeur, sans représentant du client. Le vendeur aurait tort de se priver de faire 400% de marge tout en ajoutant des clauses abusives, après tout, il est seul a la table de « négociation ».

Pour rappel, une commission avait été réuni en mars (2011), et quelques acteurs du Web y avait été convié. On citera par exemple Steve Jobs (Apple), Xavier Niel (Free), Stéphane Richard (Orange), et bien d’autres encore. Le thème de cette réunion était Comment assurer au mieux les investissements de très haut niveau du secteur privé nécessaires pour le déploiement des réseaux haut-débit de prochaine génération pour maintenir la croissance d’internet, avec comme objectif principal d’atteindre ceux du calendrier numérique de l’Europe (l’un de ces principaux objectifs étant que tous les Européens aient accès à Internet à 30 Mbps minimum d’ici 2020, et au moins la moitié d’entre eux à 100 Mbps, ce qui est un objectif louable !)

Internet 3.0, le retour du minitel

Alors rassurez vous, pour l’instant ce ne sont que des propositions. Vous savez, un peu comme quand votre garagiste vous « propose » de changer telle pièce dans votre voiture ? Techniquement, vous avez le choix, mais dans les faits en général on sait comment ça se termine : Un porte-feuille allégé et désagréable sensation lorsque l’on s’assoit.

Mais alors, quelles sont ces propositions ?

Elles sont au nombre de 11 [edit : lien mort], et le moins qu’on puisse dire c’est que la question de la Neutralité du réseau a été laissée au vestiaire. Alors rassurez vous, on ne parle pas d’atteinte à la neutralité dont il a été question dans le différent Google/Copiepresse (qui n’en est pas une au passage), on parle de permettre la différenciation du débit selon l’utilisation qu’on en fait. Comprendre : Réduire le débit du P2P et augmenté celui vers Facebook (par exemple). Et ca, c’est une belle connerie.

L’art de s’en mettre plein les fouilles

Au travers de la proposition numéro 6, nos amis Vivendi (and cie) propose de mettre en place un marché biface, pour le « confort » des usagers. Ainsi, le client continue de payer (ce qui est logique), mais le fournisseur de contenu devra lui payer le FAI et c’est ca qui est nouveau. Il faut savoir que les opérateurs font pas mal de communication/désinformation autour du fait que les fournisseurs de contenu devraient payer la bande passante qu’ils utilisent. Pour info: les fournisseurs de contenus [google, facebook, ...] payent déjà leur bande passante. Ils payent en fait un vendeur de transit (par exemple : Cogent pour Megaupload) pour le moment. Les FAI seraient ainsi en position de percevoir des revenus des deux côtés du tuyau [clients, et fournisseurs], et donc on serait dans le cas d’un marché biface.

Pour conclure

Je ne souhaite pas plagier les différents journalistes et blogueur qui vous parleront de tout ça mieux que moi, je vous donne donc tous les liens que j’ai pu consulter pour me faire une idée et qui m’ont permis de faire ce billet.

Mention spécial pour le billet de Turblog qui a pris le temps de décrypter tout ça

Sources/Liens

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OVH et IPv6

Si vous suivez un peu l’actualité numérique, vous devez entendre parler de plus en plus souvent de l’épuisement du stock d’adresse IP v4.
Récemment, c’est l’Asie qui se retrouve à court d’adresse IP, avec de l’avance sur les estimations prévues.

Le problème est que les FAI rechignent à mettre en place les IP v6 car cela demande de l’investissement ! Ce qu’on peut dire, c’est que si cette situation perdure et que nous restons en IPv4, nous allons finir par être en rupture de stock d’adresse à alloué à nos périphériques. La solution de bricolage qui risque d’apparaître est la mise en place de proxy/NAS pour grouper 1, 10,100, 200, … abonnés sur une même IP. Vous vous souvenez du WAP sur vos portables anciennes générations ? Principe identique.

Cependant, chacun peut contribuer à forcer la main à nos fournisseurs d’accès Internet de plusieurs manière, la 1ere est de demander et de râler. Je ne pense pas que cela puisse aboutir mais ca reste néanmoins un moyen. Si tout le monde râle, ils seront obligé d’agir. La concurrence sert aussi à ca.

Vous pouvez aussi faire en sorte de rendre vos sites accessibles en IPv6 si votre hébergeur le permet. Si on augmente le nombre de service en IPv6, on facilite la transition IPv4 -> IPv6. C’est le cas d’OVH (mon hébergeur), même sur un serveur mutualisé. C’est gratuit et totalement transparent alors pourquoi s’en passer ?

Petite explication de la marche à suivre pour activer l’IPV6 sur votre hébergement OVH :

  1. Se connecter au manager OVH
  2. Se rendre dans l’administration de votre hébergement (sélectionner votre nom de domaine)
  3. Dans le menu « Mutualisé », sélectionner « Hébergement »
  4. Dans la partie « Accès rapide », on clique sur « Nouveau!!!! IPv6″
  5. Il ne vous reste plus qu’a activer l’ipv6 sur vos nom de domaines. Tadaa !

Aller plus loin à propos de l’IPv6 :
Article Wikipédia : Ipv6 [fr]

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[Tutoriel] Limiter Facebook à Facebook

On voit se multiplier les boutons « J’aime/Like » sur les sites web que nous visitons. Ces boutons sont de bon moyens pour les webmaster de fédérer une communauté autour de leur contenu sur facebook, et ainsi d’augmenter la visibilité du site en question. Seulement voila, le problème est que ces boutons renvoient des informations sur vos habitudes à Facebook, peu importe que vous ayez cliqué dessus ou pas. Une solution contraignante serait d’avoir facebook dans un navigateur, et de surfer sur le web avec un autres. Ainsi votre session Facebook ne serait pas liée à vos activités sur Internet.
Une autre solution est de passer par Adblock Plus plus simple. (Lire la suite…)

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